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Sciences Dessus Dessous

Cycle de conférences jeunes chercheurs

PROGRAMME

LES OBJECTIFS DES CONFÉRENCES « Sciences Dessus Dessous »

Le cycle de conférences « Sciences Dessus Dessous » est une initiative de RezoDoc.

Ces conférences sont gratuites et ouvertes à tous. Elles se déroulent à l’Université Aix-Marseille I (site saint Charles) et à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence.

L’ensemble de ces conférences sont filmées par TéléCampusProvence et destinées à servir d’outil pédagogique pour le secondaire dans le cadre du projet du rectorat : passerelles vers le supérieur.

Ces conférences ont été rendues possibles grâce au soutien financier de la Région, de la DRRT et du Collège des Ecoles Doctorales d’Aix-Marseille Université. Et de la mise à disposition de salles de conférences par l’Université de Provence et la Cité du Livres. Merci à nos partenaires !


RESUMES ET VIDEOS DES CONFERENCES

1. Qu’est-ce qu’une cellule cancéreuse ?

Gaëlle FOURNIER, Doctorante. Centre de recherche en Cancérologie de Marseille. Discipline : Oncologie. Ecole doctorale : EDSVS. Titre de la thèse : L’Afadine, un nouveau marqueur dans le cancer du sein

Voir la vidéo de la conférence en cliquant ici

Résumé : Le cancer est un problème de santé publique. Pourquoi une cellule devient-elle cancéreuse ? Comment passe-t-on d’une cellule cancéreuse à un cancer ? Qu’est-ce qu’une métastase ? Y a t-il des populations plus ou moins touchées par le cancer ? Le cancer est-il une maladie des temps modernes ? Existe-t-il différentes formes de cancer ? Quels sont les facteurs de risques ? Existe-t-il des gènes du cancer ? Peut-on guérir du cancer ? A quand le vaccin contre le cancer ? Après quelques minutes, le cancer n’aura (presque) plus de secret pour vous !

Aujourd’hui, en France, comme dans de nombreux pays ayant un niveau de vie élevé, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Chaque année, environ 42 000 nouveaux cas sont diagnostiqués et 11 000 décès sont dénombrés. Par contre, le cancer du sein est exceptionnel chez les hommes. Le cancer du sein est une maladie hétérogène du point de vue de l’évolution clinique. Cette évolution clinique est fortement corrélée avec la précocité du dépistage de la maladie. Il est donc très important d’améliorer les techniques de dépistage, les techniques de diagnostic, le suivi thérapeutique, ainsi que les protocoles thérapeutiques...

Ce projet s’intègre dans une problématique associant recherche fondamentale, recherche clinique et application diagnostique afin que, comme dit mon maître Gichin Funakoshi, “Karate Ni Sente Nashi” : que l’adversaire renonce à sa première attaque et qu’ainsi l’agression ne se produise pas…


2. L’évolution du concept de handicap.

Par Marie-Claire Fernandez ép. Cagnolo. Docteur Philosophie et épistémologie, philosophie et histoire de la philosophie.

Voir la vidéo de la conférence en cliquant ici

Résumé : Un retour dans l’histoire révèle l’aspect arbitraire des classifications en matière d’infirmité qui n’ont pas été sans conséquence sur les modalités de prise en charge (assimilation de l’autisme à la débilité). Le mot même de handicap est le résultat tardif d’un changement de regard collectif. Sa lente émergence au fil du XX° siècle s’inscrit dans la suite d’une histoire dans laquelle prévaut le rejet de la différence.

La série des réformes institutionnelles (à partir du XVIII° siècle) a permis progressivement de surmonter les limites des prises en charges passées. L’aide apportée ne dépend plus de l’aléatoire du don et d’œuvres caritatives partielles. Elle est désormais commandée par un devoir d’Etat dans le cadre d’une justice redistributive. L’infirme n’est plus un simple objet de compassion mais un véritable sujet de droit. A l’époque contemporaine, les pouvoirs publics doivent tenir compte des progrès accomplis par la technique (fauteuils perfectionnés, ordinateur à pilotage visuel) qui élargissent d’autant plus les possibilités de participation à la vie de la communauté.

Ces avancées technologiques concourent à une vision plus dynamique du sujet handicapé. Les derniers textes de loi insistent sur cette nouvelle dimension et sur les moyens pour la favoriser. Malgré tout, les difficultés quotidiennes ne permettent pas d’élaborer un schéma trop simpliste d’un progrès moral linéaire. Si le respect et la solidarité sont plus marqués que jadis, en revanche la peur, le malaise et une certaine forme de superstition moderne subsistent à l’égard du handicap.

Voir le montage vidéo des questions posées par les élèves du Collège Edgard Quinet


3. « Les transformations politiques d’une région ? »

Joel Gombin ; Doctorant Science Politique, allocataire de recherche au CSPC (IEP d’Aix).

Voir la vidéo de la première partie de la conférence en cliquant ici

Voir la vidéo de la seconde partie de la conférence en cliquant ici

Résumé : Depuis 1981, des évolutions profondes ont touché le comportement électoral des Français, le système de partis, les alliances, les rapports de force et la localisation territoriale de ces derniers. C’est ainsi que Pierre Martin défend la thèse d’un « réalignement électoral » qui se serait produit de 1981 à 1984, qui se caractérise par la saillance de nouveaux enjeux électoraux (insécurité, immigration…), l’apparition de nouvelles forces politiques (en particulier le Front national), une nouvelle répartition des forces électorales sur le territoire (une nouvelle carte électorale).

Nous voudrions, dans notre conférence, montrer comment cette évolution, et d’autres, se sont traduites en région PACA. Au moyen principalement de cartes permettant de visualiser simplement des méthodes d’analyse assez sophistiquées (analyse en composantes principales), nous voudrions illustrer les évolutions politiques profondes qu’a connues notre Région depuis 1981. Ce sera une occasion de revenir sur des notions importantes en sociologie électorale : système partisan, variables lourdes, réalignement électoral…

Cette conférence fera naturellement écho à l’actualité politique la plus récente. En effet, le cycle électoral de 2007 marque peut-être un réalignement électoral, qui clôturerait alors une période ouverte en 1981-1984. A l’issue de cette période, cette ancienne terre de gauche (en 1981, 16 députés de gauche sur 20) est fermement ancrée à droite (36 députés de droite sur 40), le Front national ayant fait figure d’acteur central de 1984 à 2002. Il s’agira alors de comprendre les raisons de cette évolution et les formes qu’elle a prises.


4. Le mythe du folklore musical dans la construction nationale en Pologne, Bohême-Moravie et Hongrie de 1830 à 1918 »

Etienne Kippelen, allocataire-moniteur, Aix-Marseille I.

Voir la vidéo de la conférence en cliquant ici

Résumé : Lors de ces derniers mois, la notion d’identité nationale a ressurgi en France, jusqu’à faire l’objet d’une charge ministérielle. L’idée d’un socle culturel fondamental sur lequel pourrait s’appuyer la société semble s’être imposé politiquement. Mais sur quelles bases peut-on déterminer ce qui compose véritablement les valeurs intrinsèques d’une nation ? L’identité nationale au XXIe siècle représente-t-elle uniquement un système de valeurs ou fait elle référence à un mythe fondateur, au risque de dériver vers un nationalisme plus ou moins avoué ? Nous tenterons de répondre à cette question en examinant le processus de formation des Etats-nations durant les deux siècles passés.

Le XIXe siècle a vu le concept d’Etat-nation, un peuple pour un Etat, s’imposer peu à peu par des révoltes face à l’impérialisme des grandes puissances. Dans le cadre de la prise de conscience d’une identité nationale commune, les arts et en particulier la musique ont occupé une place centrale en Pologne, Bohême-Moravie et Hongrie. Comme le rappelle Anne-Marie Thiesse, « tout le processus de formation identitaire a consisté à déterminer le patrimoine de chaque nation et à en diffuser le culte » . Nous nous proposons de montrer comment l’appropriation d’éléments issus des musiques populaires par les compositeurs savants, au premier rang desquels Chopin, Liszt, Dvořák et Janáček a participé à la construction nationale et a favorisé la lutte pour l’indépendance.

La définition du folklore relève, de notre point de vue, d’un transfert vers une expression culturelle savante d’un matériau issu de sources populaires, ou prétendu comme tel, parfois stylisé ou réduit à un assemblage de stéréotypes et propre à une identité nationale précise. Au XIXe siècle, la diffusion du folklore intégré aux musiques savantes concourt à transmettre une série de schémas identitaires dans laquelle se reconnaît la nation et qui lui sert de représentation symbolique auprès des autres peuples. Le concept de folklore se différencie des musiques populaires de tradition orale en ce qu’elles échappent à ces enjeux esthétiques et politiques. Nous envisagerons de surcroît le folklore comme mythe, étant donné que tous deux sont partagés par une culture déterminée, constitués par un élément intemporel, dont la véracité ou l’authenticité n’est pas fondamentale, et déterminés moins par le phénomène en lui-même que par la symbolique à laquelle il renvoie.


5. Les puces à ADN et leurs applications dans le Cancer

Stéphane Raynaud, Doctorant en Biologie

Voir la vidéo de la conférence en cliquant ici

Le cancer est devenu la première cause mortalité en France depuis 2004. Face à sa complexité et son hétérogénéité qui rend son traitement difficile, de nouvelles technologies sont apparues comme les puces à ADN, qui permettent de mieux comprendre la biologie du cancer. En prenant l’exemple du cancer du sein des femmes jeunes (< 35 ans) qui est mon sujet de thèse et après avoir rappelé comment une cellule se transforme en tumeur, nous verrons le principe des puces à ADN et l’apport de ces technologies dans la prise en charge des patients ainsi que la caractérisation de nouvelles cibles thérapeutiques. Cela permettra de mettre au point de nouvelles thérapies et de tendre vers un traitement plus personnalisé, dans le but d’améliorer la survie des patients au long court.


6. A la poursuite des satellites artificiels depuis le sol

Myrtille LAAS-BOUREZ ; doctorante. Laboratoire de thèse : Observatoire de Haute Provence, 04870 Saint Michel l’Observatoire. Ecole doctorale : physique et Science de la Matière ; Intitulé de la thèse : méthodes de détections des satellites géostationnaires, géosynchrones et défilants

Voir la vidéo de la conférence en cliquant ici

Résumé : De tous temps, les hommes ont rêvés de conquérir l’espace. C’est chose faite depuis une cinquantaine d’années, mais cela n’est pas sans conséquences. Chaque satellite ou sonde envoyé dans l’espace génère un certain nombre de débris (bouts du lanceur, combustibles, fragments de collisions …). Une fois la fusée de lancement, hors atmosphère, elle se sépare des réservoirs vides sur des orbites de transferts, puis seul le satellite à l’intérieur répondra à un besoin (dans le domaine scientifique ou de la communication) et sera maintenu sur son orbite pendant la durée de sa mission. Le reste de la fusée augmentera alors le nombre de débris présents sur cette même orbite.

Cette pollution est non seulement catastrophique d’un point de vue écologique, mais surtout très difficile à maîtriser et à estimer. De plus cela compromet la sécurité des missions avec des êtres vivants, et il existe un risque non négligeable pour les missions en cours de collisions avec des petits ou moyens débris. Cela est très coûteux pour les agences spatiales. Depuis quelques années, L’IADC (Inter-Agency Space Debris Coordination Committee) fixe les objectifs à respecter sur les orbites et sur l’état des satellites en fin de vie. Chaque satellite doit être réorbité une fois sa mission finie, c’est-à-dire que chaque satellite doit contenir encore un peu de combustible pour pouvoir être envoyer vers le soleil ou rapatrié sur terre afin de désengorger les orbites terrestres des satellites. De plus, les réservoirs doivent être passivé, puis toutes les sources électriques éteintes. Il n’y a donc plus aucune coopération depuis le satellite pour le localiser. Pour vérifier la position des satellites passivés et des débris, il y a deux solutions : le RADAR et le télescope optique. Un RADAR sera plus efficace pour les orbites basses, alors qu’un télescope optique sera beaucoup plus approprié pour les orbites éloignées.

TAROT est un télescope complètement automatique, c’est-à-dire qu’il fonctionne tout seul tous les jours (il se fait un planning pour chaque nuit suivant des demandes des utilisateurs faites sur Internet, puis en fonction de la météo effectue des images qui sont alors enregistrés dans une base de donnés). Le CNES utilise du temps des deux télescopes TAROT pour traquer les satellites en orbites géostationnaires. L’idée est de pouvoir faire des poursuites de débris ou d’objets inconnus afin de mieux connaître ses paramètres d’orbite, dans le but de faire des catalogues complets des débris et des satellites sur chaque orbite.

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