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la Recherche en Europe et dans le Monde

la Recherche en Europe et dans le Monde

jeudi 7 décembre 2006, par Administrateur

1. la Recherche et Développement en Europe et dans le Monde - EuroStat 2006/Simona Frank

Principaux résultats
En 2004, la recherche et développement (R&D) dans l’UE-25 a absorbé 1,90 % du PIB (quasiment 200 milliards d’euros). Les intensités de R&D les plus élevées, dépassant l’objectif de 3% en 2010 fixé lors du Sommet de Lisbonne de 2000, ont été observées en Suède (3,74 %), en Finlande (3,51 %) et en Islande (3,01 %).
En termes nominaux, les dépenses de R&D dans l’UE-25 ont enregistré une croissance de 2,7 % l’an entre 2001 et 2004. La R&D était principalement financée par le secteur des entreprises avec 54% des fonds, contre 35% pour le secteur des administrations publiques.
Au sein du secteur des entreprises, c’est l’industrie manufacturière qui dépensait le plus pour la R&D, juste devant les services.
Dans l’UE-25, la proportion de dépenses de R&D consacrée à la recherche appliquée était élevée comparativement aux États-Unis, au Japon et à la Chine, pays dans lesquels les dépenses de R&D portaient davantage sur le développement expérimental.

consultez et/ou téléchargez le document complet :

Téléchargez aussi l’Annuaire Eurostat 2005 : l’Europe en chiffres

2. L’Organisation de la recherche à l’étranger : Etude Documentaire de l’Inist/CNRS 2005

OBJECTIF DE L’ETUDE
L’objectif de cette étude est de traiter quelques modèles d’organisation de la recherche publique en Europe, Amérique du Nord et dans le reste du monde :
Europe : Italie, Suède ;
Amérique du Nord : Canada ;
Reste du monde : Australie, Brésil, Chine, Inde, Japon.

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3. L’espace européen de la Recherche

PÔLE SCIENTIFIQUE majeur, l’Europe produit près d’un tiers des connaissances scientifiques mondiales. Elle est notamment dotée d’une expertise de renom dans la recherche médicale et les sciences de l’environnement. Elle occupe une position avancée dans de nombreux secteurs de la chimie et de la physique.
L’aéronautique, l’espace, les télécommunications, les transports, et la pharmacie sont parmi ses principaux points forts en matière de technologie industrielle.
Des réalisations comme Airbus et Ariane, ou encore les recherches en physique des hautes énergies développées au CERN, constituent quelques-uns de ses fleurons les plus visibles. Elles montrent que, lorsque les Européens se mettent ensemble, ils peuvent arriver au meilleur niveau. La qualité de ses ressources humaines et de ses systèmes d’éducation

Ressources financières
Les chiffres sont sévères. A l’échelle de l’Union, les fonds consentis à la recherche stagnent. Ils représentent, en moyenne, 1,8% du produit intérieur brut (PIB) alors qu’ils sont en nette croissance aux Etats-Unis (2,7%) et au Japon (3,1%) (voir tableau 1). En 1999, alors que le PIB de l’UE et celui des USA étaient comparables, ces derniers ont dépensé 75 milliards d’euros de plus pour la recherche et le développement(1). Ce fossé s’aggrave depuis 1994. Les Etats-Unis et le Japon consacrent, en outre, une bien plus grande part des ressources dites de capital-risque à la création de nouvelles entreprises, en particulier de haute technologie.
Les Etats-Unis possèdent également une longueur d’avance dans les investissements – au sens large – dans la connaissance (recherche, éducation et formation, développement d’outils logiciels, etc.). Ces efforts leur ont permis, notamment, de réduire le taux de chômage au cours de la dernière décennie.

Ressources humaines
Une même faiblesse se remarque au niveau des ressources humaines. Par rapport à la population active, les chercheurs sont beaucoup moins nombreux en Europe qu’aux Etats-Unis ou au Japon alors que, paradoxalement, le nombre d’étudiants en sciences y est proportionnellement plus élevé.
Compte tenu de la stagnation des investissements dans la recherche, doit-on s’étonner du manque d’intérêt des jeunes pour les métiers de la recherche et du phénomène – toujours préoccupant – de la fuite des cerveaux ? 83.101 chercheurs et ingénieurs européens travaillaient aux Etats-Unis en 1997, contre 77.283 en 1993. Et, sur les 8.760 étudiants européens ayant effectué un doctorat aux USA entre 1988 et 1995, la moitié a choisi de poursuivre sa carrière sur place.

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